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Mars 2026 / Temps de lecture estimé : 2 minute(s)
Depuis le 1er janvier 2026, la rupture conventionnelle reste encadrée par les mêmes règles de calcul pour le salarié, mais elle devient plus coûteuse pour l’employeur.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 relève de 10 points la contribution patronale spécifique due sur certaines indemnités de rupture. Le taux passe ainsi de 30 % à 40 % sur la part exonérée de cotisations de sécurité sociale.
Pour une TPE ou une PME, il ne s’agit pas d’un simple réglage technique : c’est un paramètre budgétaire à intégrer dans toute décision de rupture.
1. Ce qui change concrètement en 2026
La contribution de 40% s’applique :
Ainsi, lorsque l’indemnité bénéficie d’une exonération dans les plafonds légaux, l’employeur doit désormais verser 40 % de cette fraction exonérée à l’Urssaf.
Restent inchangés :
2. Pourquoi cela augmente réellement le coût d’un départ
Le mécanisme est simple :
la part exonérée de cotisations sociales reste soumise à une contribution patronale spécifique, désormais fixée à 40 %.
Exemple simple, pour une indemnité de 20 000 € entièrement exonérée de cotisations sociales :
Avant 2026 :
Contribution patronale (30%) = 6 000 €
Coût total pour l’employeur = 26 000 €
À partir de 2026 :
Contribution patronale (40%) = 8 000 €
Coût total pour l’employeur = 28 000 €
Le surcoût est de 2 000 €, sans aucune modification du montant brut ni du net versé au salarié.
Plus l’indemnité est élevée (ancienneté importante, rémunération élevée), plus l’effet de la hausse à 40 % devient significatif.
Cette évolution ne change pas la négociation du montant d’indemnité avec le salarié, mais elle renchérit le coût réel supporté par l’employeur pour une même indemnité de rupture.
3. Ce que cela implique pour une TPE ou une PME
Pour une petite structure, une rupture conventionnelle représente souvent une décision à la fois sociale et financière, avec un impact direct sur la trésorerie.
Avec un taux porté à 40%, plusieurs conséquences doivent être anticipées :
La réforme poursuit un double objectif : accroître les recettes de la protection sociale et encadrer le recours aux ruptures conventionnelles.
En pratique, elle impose désormais une évaluation financière précise, au-delà du simple accord amiable.
Pour chaque dossier, l’employeur devra désormais intégrer :
En 2026, la rupture conventionnelle demeure un outil souple pour mettre fin à un CDI d’un commun accord, mais son coût augmente sensiblement pour l’employeur.
Le passage de 30 % à 40 % de la contribution patronale sur la part exonérée modifie l’équilibre financier du dispositif, notamment pour les TPE et PME.
Avant toute négociation, une simulation précise s’impose afin d’intégrer cette hausse dans le coût global de la rupture.
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